Une région attractive

Attractivité des territoires, cadre de vie et atouts exceptionnels… Et si je m’installais en région Centre-Val de Loire ?

Même si la santé ne relève pas de ses compétences, la Région Centre-Val de Loire a décidé de s’attaquer à un problème majeur : la désertification médicale. Une politique volontariste et ambitieuse, mais aussi unique, a été déployée. Et commence à porter ses fruits.

L’ac­cès aux soins et à la santé devient l’une des premières préoc­cu­pa­tions des Français. Aux inéga­li­tés sociales s’ajoutent des inéga­li­tés terri­to­riales : des déserts médi­caux s’ins­tallent en effet dans les zones rurales et parfois même dans certaines villes. En cause, les instal­la­tions de nouveaux méde­cins qui ne compensent plus les départs à la retraite, tandis que les jeunes profes­sion­nels de santé – méde­cins géné­ra­listes et spécia­listes, profes­sions para­mé­di­cales – hésitent à s’ins­tal­ler en zone rura­le…

Le Centre-Val de Loire n’est pas épar­gné et la Région a décidé de faire face. Notre poli­tique volon­ta­riste, unique en France, s’or­ga­nise autour de nombreuses actions :

  • finan­ce­ment de Maisons de Santé Pluri­dis­ci­pli­naires (MSP),
  • forma­tion des profes­sion­nels de santé,
  • coor­di­na­tion des acteurs de santé via le Contrat Local de Santé,
  • déve­lop­pe­ment de solu­tions inno­vantes de télé­mé­de­cine et d’e-santé,
  • finan­ce­ment de programmes de recherche ou de préven­tion…

Les MSP sont un point clé de cette poli­tique. Fin 2016, 59 MSP ou struc­tures d’exer­cice regroupé avaient déjà été finan­cées. Le 20 septembre dernier, c’est la MSP de Neuillé-Pont-Pierre qui a été inau­gu­rée : elle regroupe déjà 14 profes­sion­nels de santé, dans 10 disci­plines diffé­rentes !

3 ques­tions à Anne Leclercq, vice-Prési­dente délé­guée aux forma­tions sani­taires et sociales et à la santé

La Région Centre-Val de Loire est très impliquée sur les ques­tions de santé, qui pour­tant ne relèvent pas de la compé­tence des régions. Pourquoi ?

L’ac­cès aux soins est un droit fonda­men­tal. Mais notre région est très mal clas­sée en matière de densité médi­cale : trop d’ha­bi­tants sont éloi­gnés d’un méde­cin géné­ra­liste et plus encore des spécia­listes. C’est une grave atteinte à notre pacte social. Nous avons donc décidé de nous mobi­li­ser, en parti­cu­lier avec les projets de Maisons de Santé Pluri­dis­ci­pli­naires (MSP). Nous avons financé les premières MSP dès 2008. Elles seront plus de 100 en 2020, ce qui repré­sente un inves­tis­se­ment de près de 20 M€.

Qu’est-ce qu’une MSP ?

Une Maison de Santé Pluri­dis­ci­pli­naire s’ap­puie sur un noyau de 2 ou 3 méde­cins, autour duquel plusieurs profes­sion­nels de santé – infir­miers, kinés, sages-femmes, dentistes, diété­ti­ciens, psycho­logues, ortho­pho­nistes, podo­logues – se regroupent pour exer­cer de façon coor­don­née. En contre­par­tie de finan­ce­ments de la Région, la MSP doit assu­rer une perma­nence des soins de 8h à 20h et des créneaux de consul­ta­tions sans rendez-vous, offrir un accueil mutua­lisé, utili­ser si possible des outils de télé­mé­de­cine, accueillir des stagiai­res… Tout le monde y gagne : les jeunes prati­ciens, qui ne veulent plus travailler seuls 14 heures par jour 6 jours sur 7, et les patients, qui peuvent combi­ner diffé­rents actes en un même endroit.

Les MSP seraient une solu­tion miracle ?

Les MSP fonc­tionnent : elles regroupent déjà près de 700 profes­sion­nels de santé, dont 247 méde­cins géné­ra­listes. Mais elles ne sont qu’une partie de notre réponse. Nous inves­tis­sons massi­ve­ment dans la forma­tion des profes­sion­nels para­mé­di­caux, nous avons obtenu une hausse du nombre de futurs méde­cins formés chaque année…
Dans notre région, la santé n’est pas une ques­tion de compé­tence : c’est une véri­table urgence. Aux côtés du président François Bonneau, nous agis­sons.